C'est avec ce texte qu'ils ont représenté la Belgique au slam United IV ! Attention, ça pique et ça gratte...
Des tonnes et des tonnes de mômes
S'étonnent de voir des hommes,
Qui se cognent comme des cornes de buffles en rogne
Reniant Lucie et appréciant le rhum
Pas plus haut que trois pommes
Je possédais déjà une voix d'homme
Avant même de savoir à quoi servait ma colonne,
Du coup, j'ai cultivé mes hormones.
Son idée hors normes, les tailler pour qu'ils prennent formes.
Mais qu'on comprenne qu'on forme tous en somme, un seul et même homme.
Donc il fallait que je les nomme.
Tout ou rien j'ai marqué le coup,
6 253 727 026 pile, poil,
En haut et en bas
A gauche, à droite
Partout où tu regardes les poils sont toujours là,
Ils grandissent partout
Pourquoi pas après tout
C'est ça qu'on aime, mes poils et moi,
Ceux d'ici, ceux de là
Ce sont de vrais gamins
Poils toi bien parce que ce ne sont pas les tiens.
Mes poils de gauche, n'aiment pas la droite
Mais leur débauche, est maladroite
Quand je les rapproche, ils s'en écartent
Quand je les accroche, ils se débattent
A croire que les poils sont cons
Dans mon caleçon, j'ai créé l'état tampon
Tant pour la gauche que pour la droite
Avec comme symbole un gros popaul
Le problème :
C'est que ma couille gauche est un poil plus grande que celle de droite donc les couillons tout ce qu'ils ont trouvé à faire c'est la guerre !
A croire que les poils sont cons
Mon bras de gauche a repris du poil de la bête et n'a guère besoin d'un bras droit dont les poils l'embêtent.
En gros dans les poils trois niveaux se complètent mais se détestent, pour les citer, le premier poils de compète profite de la vue et se la pète.
Le deuxième sur le haut, les gambettes et la tête empiète sur le troisième à forte densité et qui ressemble fort aux cités, étrange, non ?
Et quand je tranche, moi, qu'ils prennent pour leur dieu, chacun se range dans son coin certain de comprendre mieux que son voisin et surtout que des couilleux.
Pour finir mes poils et moi avons le même avenir
Comprendre l'autre pour mieux vivre
Ou se battre encore et toujours pour ne pas devenir.
C'est comme faire un ou deux tours pour enfin s'entendre et avancer
Et on avance sans foncer
On rêve sans pioncer
On crève sans renoncer
Stagner c'est s'enfoncer
Avec nos gueules défoncées
Nos corps dépensés
Il nous reste des pensées
Pour repousser
Les limites fixées
On bosse dur
Enfin, bon, on est censé
On rime sans se lasser
On noue sans lacet
On frappe sans casser
On parle sans classer
On drague mais c'est pas Beyonce
On aime sans fiancée
Si elles veulent nous embrasser
Pourquoi s'embarrasser
On agit sans penser
Vous avez froid ?
On va s'enlacer
Nos corps entrelacés
Nos c½urs caressés
L'amour à l'excès
Mais jamais assez
On fait chier ça on le sait
On finit sans se presser
A vous tous dédicacer
Car on va tous y passer
Sur ce on va se tracer
Car on ne faisait que passer !!