Un peu plus sur Marc Smith

Je ne suis pas trop d'accord quand il sépare la création des soirées lectures et soirées slam mais bon, il a des sources plus proches.

28 juillet 2007

Chicago: berceau du slam

Philippe Renaud
La Presse
Collaboration spéciale

«Bien qu'on ne connaisse pas l'histoire authentique de sa naissance, je sais ceci : la poetry slam (slam, pour faire court) est née le 26 juillet 1986, grâce au travailleur en construction Marc Kelly Smith», écrivait le mois dernier une des administratrices du site www.poetryslam.com, l'un des points focaux sur le web de la scène slam américaine.

Il y a presque 21 ans, Smith organisait une première soirée slam au Green Mill Jazz Club de Chicago le Cavern Club, ou encore le CBCG's, de cette scène où il anime encore aujourd'hui ces compétitions de poésie orale.

Ouvrier par nécessité, poète par passion (certains argueraient qu'on devient aussi poète par nécessité), Smith en avait assez de se battre avec les maisons d'édition pour publier ses écrits. Deux ans plus tôt, en 1984, il organisait déjà des soirées de lecture de poèmes au Get Me High Lounge de la ville des Vents, histoire de mieux faire connaître son travail et celui de ses frères d'armes. C'est dans ces lieux qu'a germé le concept du slam.

«Dès ses débuts, le slam était une forme d'art et de divertissement ouvert à tous les gens issus de tous les parcours vieux et jeunes, riches et pauvres, cols bleus et cols blancs, gais et straights, prêtres et prostituées, biologistes et danseuses du ventre. Un assemblage de gens multicolore, multiculturel, qui aime écouter et offrir la poésie», écrit Smith sur son site web.

Multicolore et multiculturel. Mark Smith, un Blanc de 57 ans, puisait, inconsciemment peut-être, dans l'héritage culturel de la Beat Generation des années '50, dans la poésie contestataire des Last Poets, un orchestre de poètes jazz-funk Blacks du East Harlem des années '60, dans la tradition des dubpoets jamaïcains (Linton Kwezi Johnson en est le parrain, le brillant DYCR son héritier), même dans la bourgeonnante scène hip hop américaine. À cet effet, l'esprit de joute oratoire, de compétition, a toujours été un moteur du rap, dont les acteurs croisent le fer dans des mic battles.

En 21 ans, le slam s'est grandement organisé. La première compétition nationale américaine s'est tenue en 1990. La plus importante fédération, la US National Slam, regroupe environ 75 équipes. En France, les poètes compétitionnent pour le titre de la Fédération française de slam poésie. Au Canada, le Canadian Festival of Spoken Word se tiendra à Halifax en octobre, et Ivy travaille à la mise sur pied de la Ligue Québécoise de slam. Enfin, une compétition internationale a également lieu à chaque année, la International Spoken Word and Poetry Tournament.


source : www.cyberpresse.ca
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# Posté le mercredi 01 août 2007 13:24

Un Abd Al Malik pour bien finir la série ?

Un Abd Al Malik pour bien finir la série ?
Titre trop exhaustif à mon goût mais profitons de l'engouement des canadiens pour lui donner une place de plus, surtout pour qu'il y précise bien : je rappe + que je ne slam.

Le samedi 28 juillet 2007

Abd Al Malik: la coqueluche de la chanson française
Alexandre Vigneault
La Presse

Chroniqueur percutant, Abd Al Malik se démarque grâce à son ton passionné, un univers musical foisonnant et un optimisme réfléchi. Sa venue à Montréal est à classer parmi les incontournables des FrancoFolies. (ici les Franco du Québec hein)

Gibraltar s'ouvre sur un tonnerre d'applaudissements. La foule qu'on entend s'exciter sur le CD acclame un danseur à claquettes. Abd Al Malik n'a pourtant rien d'un Fred Astaire. Lui, c'est aux mots qu'il fait faire des pirouettes. Il les fait glisser, claquer et groover sur des trames musicales qui empruntent autant à l'esthétique rap qu'au jazz ou à la chanson française. Et c'est pour ça qu'on l'acclame en France depuis la sortie de ce monumental deuxième album.

Les applaudissements nourris couronnent généralement la fin de quelque chose. Dans le cas d'Abd Al Malik, ils marquent un début. Celui d'un disque auréolé de plusieurs prix prestigieux, celui d'un périple qui va de l'Europe à l'Afrique et surtout celui d'un retour vers soi. «Mes racines sont africaines, mais mes fruits sont français. Je suis un européen décomplexé», dit l'artiste né à Paris de parents congolais.

Abd Al Malik n'est pas un inconnu pour ceux qui suivent de près le rap français puisqu'il a fait partie de New African Poets (N.A.P.). Gibraltar, paru l'an dernier en France, en a toutefois fait une figure prisée non seulement des amateurs de rap esthétique dont il se réclame -, mais aussi de tous ceux qui aiment la chanson lettrée. Il est d'ailleurs considéré comme l'une des figures de proue de la scène slam française, avec Grand Corps Malade.

«Je suis un fou de littérature et c'est vrai que le slam donnait un côté littéraire à mon travail, reconnaît l'artiste, qui a étudié les lettres et la philosophie. J'ai eu envie de faire ce disque comme on fait un recueil de nouvelles. En même temps, je suis rappeur. Ce qui m'intéresse, c'est de renouveler l'esthétique du rap.»


Rappeur avant tout

Abd Al Malik, qui se réclame de Camus, Raymond Carver, Sartre et même de philosophes de l'Antiquité, a choisi le rap parce que c'est, selon lui, la seule musique qui peut contenir toutes les autres, grâce au fabuleux outil qu'est l'échantillon. Il a toutefois pris soin de construire des chansons qu'il est capable de rendre live. Pour ce faire, il sera accompagné de cinq musiciens, dont Bilal, un autre ex-N.A.P., lors des deux spectacles qu'il présente cette semaine aux FrancoFolies.

«On voulait faire quelque chose de très organique sur scène, dit-il. Les différents ingrédients qu'on retrouve sur le disque, on voulait qu'ils se retrouvent sur scène, mais sans se contenter de les repiquer. On voulait offrir quelque chose de singulier.»

Singulière, sa vision du monde l'est aussi. Il a choisi de voir ce qu'il y a de positif dans l'ère sombre dans laquelle on vit. Il loue la diversité et l'ouverture. «On vit beaucoup ancré dans nos peurs et en regardant le passé, constate-t-il, alors qu'il est essentiel de regarder le présent, de déposer son sac de douleur et d'aller vers le futur.» Dans le monde en confrontation dans lequel on vit, il ne voit qu'une solution: arrêter de pointer l'Autre du doigt et se demander ce qu'on peut faire, soi-même, pour améliorer le monde.

Ce genre de discours lui vaut bien sûr d'être considéré comme une espèce de premier de classe un peu naïf. Un gentil rappeur qui fait du divertissement, quoi. Lui, estime que de gueuler contre Sarkozy sur une rythmique binaire agressive relève de la pose commerciale. «Je m'exprime avec mon coeur et mes tripes, souligne-t-il. Je ne suis pas là pour dire ce que les gens ont envie d'entendre, mais pour être moi.» Abd Al Malik ne parle que de ce qu'il a vécu. De son passé d'enfant soldat urbain (Soldat de plomb) comme de sa foi.


De radical à pacifique

Abd Al Malik, né Régis Fayette Mikano, n'est pas né dans l'islam. Il l'a choisi. Le 11 septembre 2001 demeure pour lui un moment clé puisque les attentats ont, selon lui, forcé tout le monde à réfléchir aux liens entre spiritualité, religion et idéologie. La spiritualité doit pacifier notre rapport à l'Autre, juge-t-il. «L'islam est une religion de paix, d'amour, de respect et de tolérance, insiste-t-il, et ça doit se manifester à l'extérieur».

Il reconnaît toutefois que, plus jeune, il a flirté avec l'islam radical. «Qu'est-ce qui peut attirer un jeune vers ça? On a besoin d'être reconnu, d'être accepté, d'avoir l'estime des gens. Quand on vient d'un certain quartier, qu'on est Noir et qu'on vit une certaine discrimination au quotidien, lorsque quelqu'un nous tend la main, on y va. D'une certaine manière, j'ai été instrumentalisé par des gens et, moi, j'ai instrumentalisé une certaine vision de l'islam parce que ça m'arrangeait bien, ça me donnait un statut.»

Devenu adepte du soufisme, branche mystique de l'islam, il a changé son attitude par rapport au monde. «J'ai compris que la spiritualité ne doit pas nous fermer à l'autre, mais au contraire qu'on a besoin de l'autre, fondamentalement, pour être soi.» Et à ce chapitre, il est comblé par la vie de tournée. «Il se passe quelque chose de beau, dit-il, qui est de l'ordre du partage.»


Abd Al Malik Mardi, 22 h, dans La Zone Molson Dry. Mercredi, 23 h, au Spectrum.


Slam

L'immense succès de grand corps malade en france a projeté le slam à l'avant-scène de la Chanson française. La vague de popularité de ce genre au croisement de la récitation poétique, De la chanson et du rap lettré atteint aussi les Francofolies. En plus de recevoir grand corps Malade, l'événement a concocté une soirée slam à laquelle participeront une foule d'artistes Québécois et abd al malik, talentueux poète qui use du slam, mais se réclame davantage du rap.
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# Posté le jeudi 02 août 2007 02:40

Rafaël

Rafaël
Rafaël est un des premiers slameurs des soirées à La Zone, même si ses venues sont clairsemées. Il est un adepte de la poésie classique, toujours bien concentré sur sa feuille, une timidité qui lui offre paradoxalement, et bénéfiquement, un ton très naturel lors de ses lectures "slamistiques". Ses textes varient entre l'abstraction et l'impudeur, leur donnant un sens proche de la "claque" telle que le slam la définit. C'est aussi notre cameraman privé, car il est le seul à avoir filmé nos soirées slam, ce qui se comprend vu qu'il est un passionné de vidéo. On peut dire qu'il a réussi chez nous à se faire une belle image...
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# Posté le vendredi 03 août 2007 12:49

"Ainsi naquit le slam"...au Bénin !

"Ainsi naquit le slam"...au Bénin !
Ils ont beau parler de slam musical et organisé, je crois que le metteur en scène a très bien compris l'esprit du slam, sans compter ses propos très engagés ... jugez-en par vous même :


Le slam est un mouvement poétique, social et culturel apparu à Chicago (Etats-Unis) dans les années 80. Il hérite des cultures poétiques européennes, américaines et africaines en y ajoutant la ferme volonté de donner la parole à toutes et à tous. Basé sur la notion de communauté, le slam affirme le caractère démocratique de la poésie et lui ajoute une dimension de spectacle. La "slam family" s'inspire du mouvement punk et rejoint parfois le hip hop par ses revendications sociales. Mais surtout, le slam abolit les frontières cloisonnant les styles, les genres, les poètes de la rue et les poètes "académiques". Marc Smith, un jeune écrivain de Chicago, baptise le mouvement "slam" ("claquer" en anglais). Dans un bar nommé le Green Mill, il organise des compétitions de poésie ( "Uptown Poetry Slam") arbitrées par le public. L'International Organization of Performing Poets structure resserre les liens entre les nombreuses équipes qui organisent des slams à travers les États-Unis. La "slam family" tire sa force de la diversité des voix et de l'organisation très précise des championnats, régis par des règles strictes qui permettent au mouvement de rester à la fois ouvert et créatif sans perdre sa notion de communauté. En 1996, deux journalistes s'intéressent au slameur Saül Williams, vainqueur de plusieurs compétitions américaines et vedette des documentaires "Underground Voices" et "Slam Nation" de Paul Devin. Surtout, il participe à la rédaction du film "Slam" réalisé par Marc Lévin en 1997, dont il joue le rôle principal. Caméra d'or au Festival de Cannes 1998, ce film fait mondialement connaître le mouvement. Cnn, Mtv et la presse font sortir la "Slam Family" du milieu underground. En 1990, a lieu à San Francisco aux Etats-Unis, le premier Grand Slam National Américain. Depuis, les diseurs ont conquis l'Europe, l'Asie et tout récemment l'Afrique. Les premiers slameurs béninois viennent de naître sous la houlette de Ousmane Alédji, metteur en scène et auteur dramaturge béninois.

Entretien avec Ousmane Alédji, metteur en scène béninois, pionnier du slam.

"Ce qui caractérise le slam, c'est que vous ne pouvez pas y échapper"

Un quart de siècle après sa naissance, le slam fait ses premiers adeptes au Bénin. La comédie musicale " Contradictions " du metteur en scène Ousmane Alédji, a été la première ½uvre béninoise à utiliser ce nouveau genre musical. Les " premiers diseurs " béninois sont nés. Leur géniteur, Ousmane Alédji.

Qu'est ce que le slam ?

Le slam est d'origine américaine. Cela vient d'un verbe anglais qui veut dire claquer la porte. C'est un genre qui est né par résistance à des genres tels que le rap et le R&B. Contrairement au rap où les gens sont plus portés vers ce qu'ils appellent le flow, ici on est plus attentif. La mélodie des mots, la poésie prend toute sa force dans le genre slam. Sa fonction est à la fois rythmique, musicale et poétique. Le slam porte beaucoup de messages d'engagement.

Qu'est-ce qui caractérise le slam ?

Ce qui caractérise le slam, c'est que vous ne pouvez pas y échapper. Le bon slameur s'impose à vous. Vous l'écoutez. C'est-à-dire que quand il prend la parole, ce n'est pas pour chanter et plaire. Le slameur est un diseur. C'est la première particularité. La deuxième, c'est que ce sont des textes écrits. Même quand on improvise, à l'arrivée cela donne du sens. Le slam n'a pas obligatoirement besoin de rythme. On peut mettre du piano, du saxo, quelque chose de léger. On peut également ne pas en mettre. C'est le texte et la façon de dire ce texte qui importent. Il faut fermer les yeux pour entendre les mots du slameur et laisser ces mots produire son effet sur soi.

Comment est née la première génération de slameurs béninois ?

J'ai la chance de beaucoup voyager, ce qui me permet de voir beaucoup de choses. Nous avons aussi comme rôle d'ouvrir l'esprit aux gens, de les orienter vers de nouvelles choses qui parlent et qui marchent. J'ai fait le constat qu'au Bénin, le slam n'existe pas. Tout le monde fait du rap et du R&B. N'étant pas musicien mais homme de théâtre, je me suis dit que je vais faire de la comédie musicale. Mais la musique que je proposerais dans le théâtre sera du slam. J'ai donc fait appel à quelques musiciens qui ont déjà la rythmique comme base. Nous sommes allés là-dessus et cela a donné le premier spectacle de slam au Bénin, intitulé " Contradictions." Ce spectacle sera sur Cd avant la fin de l'année. Nous travaillons toujours sur l'écriture. De nouveaux textes s'ajoutent.

Quelle a été la réaction du public lors de la présentation de " Contradictions " ?

Nous avons présenté le spectacle deux fois au Centre culturel français de Cotonou et j'ai été très agréablement surpris. L'accueil était enthousiaste et les musiciens ont pris du plaisir à jouer. Nous avons des demandes pour jouer à l'extérieur. Ça bouge beaucoup et nous réfléchissons pour savoir quel sens donner à ce genre.

Quelle part de musique africaine y a-t-il dans le slam ?

Nous avons toujours une espèce de difficulté de transcendance. C'est-à-dire transcender nos complexes à nous-mêmes. La condescendance et la complaisance avec lesquelles l'autre nous regarde. Du coup, lorsqu'on prend la parole, cette parole est armée. Elle n'est plus une parole banale et légère. On est dans une espèce de dynamisme qui force les portes et qui touche les gens. C'est beaucoup plus la spécificité des artistes du sud. Egalement, lorsque j'écris, le côté béninois qui est en moi, l'influence de ma langue le yoruba, mes origines princières, tout cela remonte. Les tons, les intonations, même la rythmique des mots respectent une certaine habitude que j'ai cultivée depuis l'enfance, et qui n'a rien à voir avec ce qui se fait en Europe.

Quels sont les artistes slameurs que vous écoutez ?

J'écoute beaucoup " Grand corps malade " qui a d'ailleurs reçu une victoire de la musique. J'écoute également Abd'al Malik. Ce que je souhaiterais, c'est que les jeunes Béninois ne restent pas en marge de ce mouvement. C'est pour nous une occasion d'aller sur les grands plateaux où se déroulent les grands débats. Il n'y a pas de chasse gardée en matière d'art.


Amour GBOVI, 25 juillet 2007

source : www.fraternite-info.com
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# Posté le vendredi 03 août 2007 16:32

Modifié le vendredi 10 août 2007 18:11

slam réunionnais

J'en parlais déjà un peu plus tôt mais cette fois je vous ai déniché un article à ce sujet :

Le slam réunionnais

L'Alliance Française de Madagascar vient d'élire le champion National de SLAM-POESIE. De leur côté, les slameurs de Mayotte sont aussi en train de faire émerger le slam sur leur île.

Mais qu'est-ce que c'est le Slam ?
To slam signifie "claquer" en anglais.
Le slam est un mouvement artistique, culturel et social, marqué par la volonté de rendre l'expression orale, la poésie, accessibles au plus grand nombre. Le Slam est en réalité est la petite s½ur du Fonker.
Les scènes slam offrent de passer en toute simplicité du rôle de spectateur à celui d'acteur puisque le slam donne la parole à celui qui la veut, le temps d'un texte, quel que soit son style et sa langue.
Avis à tous les slameurs, poètes en herbe, amoureux des mots, ou tout simplement public, vous êtes les bienvenus à la Soirée SLAM POESIE, qui aura lieu le 10 août à partir de 20 heures au Bar Jazz OI, 53 rue Four à Chaux à Saint-Pierre.

Slamer c'est facile : Il s'agit tout simplement de frapper, scander un texte que l'on aura écrit, ou pas. Ces textes peuvent traiter de tous sujets, sous n'importe quelle forme ou style. Ils peuvent être dits, criés, chantés, murmurés... et même tout ça en même temps.

Les différentes scènes ouvertes organisées par SLAMLAKOUR à travers La Réunion ont pour objectif de repérer les meilleurs slameurs réunionnais afin d'élire son champion, sa championne en individuel et en équipe. Slamlakour travaille également sur un Festival SLAM POESIE Océan Indien.



Le slam réunionnais
Article paru dans Témoignages le lundi 6 août 2007
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# Posté le dimanche 05 août 2007 23:28